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Réforme des soins de santé dans les établissements correctionnels canadiens

Approuvé dans :

mai 2021

Type de papier:

Exposé de position

Auteurs:

  • Andrew Lee (Université Queen's)
  • Alison Ross (Université Queen's)
  • Megan Saad (Université Queen's)

Arrière-plan:

La façon dont les soins de santé sont administrés dans les établissements correctionnels canadiens a donné lieu à un système de soins parallèle mais inégal pour l'une des populations les plus marginalisées de la société. Alors qu’il est de plus en plus évident que les détenus connaissent une morbidité et une mortalité élevées, la fourniture inadéquate de soins de santé dans les prisons ne fait qu’exacerber les conséquences de l’incarcération et les déterminants sociaux de la santé. Malgré l’augmentation des dépenses de santé dans les provinces et les territoires et l’innovation en matière de soins de santé en dehors du système carcéral, les services correctionnels ont souvent échoué à protéger la santé des détenus. Plus troublant encore, la gouvernance actuelle des soins de santé dans les prisons en vertu de la LSCMLC est incompatible avec les normes minimales de soins pour les détenus établies par les Nations Unies, dont le Canada est un membre engagé. Les lignes directrices susmentionnées précisent que la fourniture de soins de santé devrait relever des systèmes de santé, plutôt que du système judiciaire, afin de protéger le bien-être des détenus. Les mauvais résultats de santé des détenus sont directement liés aux difficultés administratives, au manque de ressources humaines et au manque de priorité accordée à la médecine préventive et à la santé publique. Comme souligné ci-dessus, la prestation des soins de santé dans les prisons ontariennes est actuellement inéquitable et de mauvaise qualité. Par conséquent, nous croyons qu’il est essentiel que l’OMSA promeuve la question des soins de santé en prison comme une priorité à la fois en matière de sensibilisation et d’éducation pour les étudiants en médecine de l’Ontario.

Recommandations :

  • Que l'OMSA soutienne publiquement le transfert de la gouvernance de la prestation des soins de santé des services correctionnels provinciaux et fédéraux au ministère de la Santé de l'Ontario en :
    • Annoncer et promouvoir publiquement cet exposé de position.
    • Mettre en place une campagne sur les réseaux sociaux pour expliquer les réalités des soins de santé en prison.
    • Identifier la santé en prison comme une question prioritaire de plaidoyer pour les futurs événements de plaidoyer au cours des 5 prochaines années.
    • Considérez ce sujet pour une future journée d’action provinciale.
  • Que l'OMSA soutienne la santé en prison comme sujet de plaidoyer pour remplir l'exigence du rôle de défenseur de la santé CanMED dans les programmes d'études médicales en Ontario en :
    • Collaborer avec des experts en santé pénitentiaire pour développer et faire connaître un manuel et/ou un module en ligne pour prendre soin des personnes incarcérées. Le matériel pédagogique se concentrera sur les déterminants sociaux/structurels qui exposent les individus à un risque d'incarcération (c'est-à-dire le parcours école-prison), ainsi que sur les considérations pertinentes et les meilleures pratiques lors de la prise en charge de patients incarcérés ou anciennement incarcérés.
    • Soutenir les cliniciens qui travaillent avec des personnes incarcérées ou anciennement incarcérées et collaborer avec elles pour créer des expériences cliniques et des opportunités pour les étudiants.
    • Réunion avec l'AFMC pour discuter des possibilités d'intégrer la santé en prison dans les programmes de médecine dans le cadre du rôle de défenseur des droits au sein des CanMED.
    • Collaborer avec les représentants universitaires de tout l'Ontario pour plaider en faveur d'une exposition accrue à la santé en prison en tant que sujet du programme d'études médical formel de premier cycle.
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