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Obésité infantile : plaider pour le changement

L'obésité me fait peur. Mes expériences et mon éducation m'ont appris que c'est une réalité effrayante. Ainsi, je suis heureux de plaider désormais pour changer ce scénario auprès du Comité de plaidoyer politique de l’OMSA (OPAC).

 

À l’âge de 8 ans, je pesais 130 livres. À l’âge de 12 ans, je pesais 180 livres. Les gens disaient que j'étais potelé, costaud ou « robuste ». Mais en réalité, j’étais obèse et c’était effrayant. J'avais peur d'être ridiculisée et laissée de côté. J'avais peur du diabète de type II. J'avais peur de mourir jeune. Ainsi, avec le soutien de ma famille et de mon médecin, j’ai travaillé dur pour retrouver un poids santé.

 

Mon expérience, cependant, n’est pas une anomalie.

 

Actuellement, plus de 301 TP3T des enfants âgés de 6 à 17 ans au Canada sont en surpoids ou obèses. Cela fait presque 1/3 ! En tant qu’étudiants en médecine, nous reconnaissons tous l’immense risque que représente l’obésité pour le développement du diabète de type II et des maladies cardiovasculaires. La bonne nouvelle est que si un enfant obèse retrouve un poids normal à l’âge adulte, ce risque supplémentaire disparaît. Malheureusement, contrairement à mon histoire, 70% d’enfants en surpoids restent en surpoids à l’âge adulte. Les habitudes alimentaires et physiques acquises pendant l’enfance sont difficiles à rompre.

 

Alors, maintenant que je deviens médecin, et que je regarde les gens qui seront un jour mes patients, je trouve que l'obésité me fait toujours peur. J'ai peur que notre système de santé ne soit pas en mesure de faire face. J'ai peur de voir des gens souffrir de maladies liées à l'obésité. J'ai peur que l'obésité définisse l'avenir du Canada.

 

Reconnaissant que la clé pour réduire les taux d'obésité à l'âge adulte est de prévenir et de combattre l'obésité infantile, le gouvernement de l'Ontario s'est fixé en 2012 un objectif ambitieux visant à réduire l'obésité infantile d'ici 20% sur cinq ans. Un groupe d'experts en santé pour les enfants a été chargé d'étudier les meilleures stratégies pour réduire l'obésité infantile, publié l'année dernière. De même, Santé publique Ontario et l'Association médicale de l'Ontario ont également publié des rapports contenant des conclusions et des recommandations similaires pour lutter contre l'obésité infantile.

 

L’une des conclusions les plus frappantes est que l’obésité infantile n’est pas également répartie dans la population. Les enfants issus de familles socio-économiquement défavorisées sont beaucoup plus susceptibles de souffrir d’obésité. La principale raison en était le manque d’accès à des aliments frais et sains. Après tout, les aliments transformés malsains sont souvent plus abordables que les fruits et légumes. Par conséquent, bon nombre des recommandations visent à accroître la disponibilité d’options alimentaires abordables pour les enfants et les familles.

 

Ainsi, l'OPAC a décidé de se joindre aux efforts visant à réduire l'obésité infantile en exhortant le gouvernement de l'Ontario à continuer d'étendre le Programme de nutrition des élèves de l'Ontario pour atteindre toutes les écoles primaires et secondaires financées par l'État en Ontario. Actuellement, l'Ontario dispose d'une mosaïque de ces programmes, gérés sur une base communautaire, qui se sont révélés bénéfiques. L'élargissement de ce programme signifierait que les enfants se verraient garantir au moins un repas nutritif par jour, ainsi qu'une éducation en matière de nutrition.

 

L'Ontario est désormais en mesure de prendre des mesures énergiques pour réduire l'obésité infantile. Les coûts immédiats d’un investissement dans des programmes de prévention de l’obésité sont bien inférieurs aux coûts à long terme de l’obésité sur notre système de santé. Des recherches ont été effectuées et des recommandations ont été formulées. En tant qu'étudiants en médecine, nous pouvons ajouter notre voix et demander au gouvernement de l'Ontario d'agir et d'améliorer la santé de la prochaine génération.

 

Et ça me fait un peu moins peur.

 

Joanne K., Université McMaster, représentante de la défense des intérêts politiques en Ontario

 

Remarque : Si vous souhaitez en savoir plus sur la manière dont vous pouvez défendre cette recommandation, veuillez contacter le directeur de la représentation de l'OMSA au représentation@omsa.ca

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